Alors que la présidentielle de mars 2026 approche, la question de l’élargissement de certains opposants politiques fait surface dans le débat public. Deux figures bien connues, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, condamnés à 20 ans de prison respectivement pour atteinte à la sûreté de l’État et détention illégale d’armes, sont souvent désignées par certains comme des « prisonniers politiques ».

Interrogé à ce sujet, le Premier Ministre Anatole Collinet MAKOSSO a laissé entrevoir une possible évolution, sans pour autant s’engager formellement. « Lorsqu’on aura vu que dans certains pays, des personnalités politiques ayant été jugées ont bénéficié d’une grâce présidentielle, peut-être que nous en tirerons les leçons. » Une ouverture prudente, qui montre que le gouvernement reste attentif aux dynamiques internationales et aux signes de réconciliation politique, tout en gardant le cap sur le respect de la loi et des institutions.

Concernant les allégations d’intimidation visant certains candidats, notamment le cas de Lassy Mbouity, leader du parti Les Socialistes, qui aurait été enlevé puis battu par des hommes encagoulés après l’annonce de sa candidature, le Premier Ministre a opposé un démenti catégorique. « S’il y avait eu une telle agression, il y aurait eu une trace dans un établissement sanitaire. Or, à ce jour, aucun hôpital, aucune clinique ne peut attester d’un passage de Monsieur Mbouity », a-t-il déclaré, qualifiant l’affaire de « légende ».

Le gouvernement, affirme-t-il, n’a aucun intérêt à empêcher la tenue d’un débat démocratique, dès lors que celui-ci s’inscrit dans un cadre républicain et respectueux des lois. Cette position vient renforcer l’image d’un pouvoir serein, confiant dans ses institutions, et attaché à une élection apaisée et encadrée.